Marcel Amondji

7.00

Souvenirs d’un enfant de bingerville

Avant d’aborder l’apprentissage du français, la plupart des écoliers de notre petite ville étaient déjà des polyglottes. Nous parlions tous, outre notre langue maternelle, le baule et le bambara ou dyula. Tout au moins, les formes rudimentaires dans lesquelles ces deux idiomes s’étaient répandus dans toute la colonie sur les traces des conquérants, et s’étaient imposés comme langues d’usage, notamment, sur les marchés. Ainsi, nous avions tous deux ou trois langues naturelles, une pour la maison, une ou deux autres pour la rue. Ces langues, nous les avions apprises Dieu sait comment. Sans effort et sans fatigue en tout cas. Et, naturellement, nous en usions sans nous préoccuper le moins du monde ni de leurs beautés, ni de leur richesse, ni de leur effi cacité expressive. On nous aurait aisément persuadés qu’elles étaient vouées à s’effacer dans l’année même devant le français… Ce qui ne coûte pas d’effort ni de fatigue a-t-il une valeur et mérite-t-il qu’on y tienne ?
Quant au français… Ah ! le français !…

 

Natif d’Anono, entre Abidjan et Bingerville, Marcel Amondji est l’auteur de plusieurs essais, notamment sur l’histoire politique de son pays et d’un roman, Sidjè ou la marche des femmes sur la prison de Grand-Bassam.

Marcel Amondji, de son vrai nom Marcel Anoma est un écrivain de Côte d’Ivoire. Né en 1934 à AnonoMarcel Amondji — un pseudonyme — a passé toute son enfance à Bingerville.
L’un des premiers boursiers ivoiriens envoyés en France en 1946 — les fameux « chevaliers de l’Aventure » —, il y a fait toutes ses études secondaires et supérieures.
M. Amondji vit à l’étranger depuis 1961.

 

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Description

Souvenirs d’un enfant de bingerville

Avant d’aborder l’apprentissage du français, la plupart des écoliers de notre petite ville étaient déjà des polyglottes. Nous parlions tous, outre notre langue maternelle, le baule et le bambara ou dyula. Tout au moins, les formes rudimentaires dans lesquelles ces deux idiomes s’étaient répandus dans toute la colonie sur les traces des conquérants, et s’étaient imposés comme langues d’usage, notamment, sur les marchés. Ainsi, nous avions tous deux ou trois langues naturelles, une pour la maison, une ou deux autres pour la rue. Ces langues, nous les avions apprises Dieu sait comment. Sans effort et sans fatigue en tout cas. Et, naturellement, nous en usions sans nous préoccuper le moins du monde ni de leurs beautés, ni de leur richesse, ni de leur effi cacité expressive. On nous aurait aisément persuadés qu’elles étaient vouées à s’effacer dans l’année même devant le français… Ce qui ne coûte pas d’effort ni de fatigue a-t-il une valeur et mérite-t-il qu’on y tienne ?
Quant au français… Ah ! le français !…

 

Natif d’Anono, entre Abidjan et Bingerville, Marcel Amondji est l’auteur de plusieurs essais, notamment sur l’histoire politique de son pays et d’un roman, Sidjè ou la marche des femmes sur la prison de Grand-Bassam.

Marcel Amondji, de son vrai nom Marcel Anoma est un écrivain de Côte d’Ivoire. Né en 1934 à AnonoMarcel Amondji — un pseudonyme — a passé toute son enfance à Bingerville.
L’un des premiers boursiers ivoiriens envoyés en France en 1946 — les fameux « chevaliers de l’Aventure » —, il y a fait toutes ses études secondaires et supérieures.
M. Amondji vit à l’étranger depuis 1961.

  • Broché
  • Editeur : Anibwe (1 janvier 2016)
  • ISBN-10: 2916121439
  • ISBN-13: 978-2916121437
  • Dimensions du produit: 0,7 x 10 x 17 cm

Informations complémentaires

Poids 250 g

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